03 septembre 2009
Le poux à l'école
Aujourd'hui, c'était la rentrée du poux à l'école maternelle. On était un peu tendu son paternel et moi étant donné qu'on l'avait laisser chez ses grands parents pour retourner bosser comme des chiens.
Hier soir, je m'écriais, alors que mon tout petit était endormi, serein, que j'allais quitter mon travaille et me concentrer à l'éducation et à la scolarisation de mon enfant parce qu'il n'était pas possible qu'il aille à l'école devant le regard médusé de mon mec qui sait que je ne tiendrais pas deux jours.
J'avais expliquer à mon fils qu'il ne fallait pas qu'il panique, qu'il n'allait pas rester très longtemps à l'école le premier jour et qu'il était très probable qu'il y aurait là pleins d'autres enfants qui allaient pleurer. Je voulais le préparer psychologiquement, mon môme.
Ce matin, donc mec, mon fils et moi nous sommes partis sur le chemin de l'école, avec le doudou dans le sac Flash.
Arriver devant l'école, il y avait plein de gens (normal, c'est la rentrée, c'est une école.) Mon fils il était cool. Il observait.
On entre, on trouve sa classe, il y avait la queue. Et mon gosse, il trouvait que c'était long. "On y va pas dans la classe, maman ?!?". On arrive devant l'instit', elle nous file des papiers et met une étiquette avec son prénom sur mon fils (pourtant, c'était pas son prénom le plus difficile à retenir dans la classe. En 2006, les gens ont du avoir envie d'originalité, je sais pas, mais ils n'ont pas semblé avoir la même pulsion pour le bon goût...)
Bref, mon gosse il a tout de suite kiffé la classe. Des jeux partout. On lui a dit qu'on partait et que je revenais le chercher une heure plus tard. Ça lui allait.
Il n'a pas pleuré, un bisou vite fait "oué ad'taleur" qu'il à dit.
Voilà, mon fils est un écolier.
J'ai même pas pleurer.
La classe !
29 juillet 2009
Poutain de merde !
Rhaaaaaaaaaaaa !! Mon enfant porte la vie. Il porte même tout un tas de vies qui grouillent dans sa blonde chevelure. Rien que d'y penser, mon crâne me démange à mort, et de toute façon, il y a de fortes chances pour que ces sales bestioles se soient aussi invitées chez moi.
On a déjà tenté un shampoïnage en deux temps, là on attaque la lotion en traitement sur 3 semaines.
Je vais faire un putain de génocide, moi !
Brrrrrrrrrrr !!!
22 février 2009
Les ados, ça fout la trouille !
Hier soir, Fy et son mec Crap' (qui est aussi le parrain de mon fils) sont venus diner à
la maison.
Fy elle a pas quitté ses bottes
de folie de la soirée (alors que d'habitude, elle tombe les pompes à peine la
porte franchie, crâneuse vas), c'est vrai qu'elles sont belles ses bottes et
qu'elles valent le prix qu'elle ont couté, elles sont faites sur mesure,
doublées avec un tissu tout doux qui tient chaud aux mollets, et les semelles
sont matelassées, ce qui fait qu’on a l’impression de marcher pieds nus sur des
petites boules de cotons. J’en veux.
Fy elle a aussi une
nouvelle coupe qui lui va trop bien (j’ai oublié de te le dire, Fy, je crois
que c’est la coupe qui te va le mieux du monde.)
Voilà, après ces
déclarations que Fy elle va croire que je veux lui faire des enfants, je vais
vous raconter comment on a commencé à imaginer l’adolescence de mon môme.
Déjà, il faut que vous
sachiez que l’adolescence, c’est un truc que je redoute un peu. Parce que j’ai
beaucoup de mal avec "l’ado attitude". Concrètement, ça me broute.
Si jamais il y avait une
faille spacio temporelle qui ferait que je me retrouverais en face de moi-même ado,
je me laminerais la tête tellement j’étais une sale conne de gamine de merde,
qui disait que de la merde, très fort de préférence et sur le ton le plus théâtrale
possible.
Donc l’adolescence, wow,
c’est hostile pour moi.
Bref, voilà qu’on s’est
mis à imaginer mon môme en ado, mais en ado gothique, pour que ce soit encore
plus drôle.
Un ado d’une quinzaine d’années,
en pleine mue vocale et poussée hormonale, les cheveux longs et gras, taillé
comme un cure-dent et habillé en noir comme pour Halloween. Sauf que ce serait Halloween
tous les jours. Qui écouterait de la musique révolutionnaire en allemand, qui passerait son temps à jouer en ligne sur
internet.
Ca donnerait des échanges
de ce genre :
"Tu descends manger ?"
"NON."
"Aristote*, descends
bouffer, putain !"
"Je t’ai déjà dit
que maintenant faut m’appeler Belzebuth, espèce de succube de Satan !"
"Oué, et bha
Belzebuth il est encore en âge de se manger une mandale de la part de sa
succube de mère, alors descends ton cul maléfique de ta turne et viens bouffer !"
Puis, évidement, comme il
faut bien que jeunesse se passe, il organiserait des rencontres "MacDo et Sabah
sataniste" avec ses potes goths du forum "Enfer et
damnation.com" pour sacrifier des poulets. Mais comme un poulet vivant c’est
dangereux, rapport à la grippe aviaire, ils sacrifieraient des Chicken MacNuggets
par boîte de vingt et ils les tremperaient dans du ketchup pour faire plus vrai
et plus gore. Puis ils dessineraient des pentagrammes inversés à la sauce
frites et ils finiraient par écouter en boucle un album trop dark de Marilyn
Manson qui serait mort en 2010 lors du tournage d’un clip dans lequel il aurait
mis en scène son propre suicide par pendaison. Il serait tombé du tabouret. C’est
ballot trop goth.
Il aurait une petite copine qui porterait des crinolines, un maquillage très étudié et des piercings à des endroits improbables, ce qui rendrait d’autant plus périlleux leur entrée dans le monde de la luxure...
En fait, dans l’absolu, ça serait pas si pire. Je sais pas, si ça se trouve, il pourrait virer vraiment déglingo et adopter la "hip hop attitude", trouver que les joggings c’est la classe et demander à se faire poser des dents en argent dans la bouche...
* Il va de soit qu’Aristote c’est pas le vrai prénom de mon gosse. Pour le moment, je ne lui veux pas de mal.
PS : Le petit dessin rigolo, je l'ai piqué là.
17 janvier 2009
Trois ans !!
En ce jour béni de mes ovaires et de mon utérus cicatriciel, célébrons le troisième anniversaire du jour où j'accouchai de la 8ème merveille du monde, j'ai nommé, MON FILS. (Acclamations de la foule en délire.)
Merci pour lui.
15 janvier 2009
Pti Chouchou et les choses de la vie, part 2.
Dans deux jours, il aura trois ans mon fils. Mais c'est quand même toujours mon bébé. Puis de toute façon, il n'est toujours pas d'accord pour donner à manger son caca à Mr Toilette, donc, aprioris, c'est pas demain la veille qu'il va demander son émancipation...
Sauf que sorti de nul part, alors que l'on avait une conversation tout à fait innocente sur son anniversaire, la célébration du jour où il sorti de mon ventre, vlà t'y pas que mon fils me pose LA question. Oué, LA question, celle là, celle qui panique des armées entières de parents :
Comment on fait les bébés ?
Bordel. Comme ça, entre deux bouchées de raviolis au fromage, l'air un peu détaché.
Ma parole, la vérité, j'ai trop bien assuré. Ma réponse elle a été tout à fait naturelle, même pas j'ai pleuré, même pas j'ai bafouillé, même pas j'ai cherché mes mots.
J'ai dit ça de façon simple, sans détails dont à trois ans on se fout et que de toute façon on ne pige pas, sans trop de fioritures gniangniantes que papa et maman ils sont trop amoureux, et qu'ils ont voulu avoir un enfant, alors il ont fait un super gros calin (même qu'en fait on en a fait plusieurs, dans diverses positions, pour être sûrs) que papa il a mis une graine dans le ventre de maman (je le cite, le jardinier : "dans le mile Emile !"), que la graine elle a grandit et qu'elle est devenue Pti Chouchou et qu'un jour, il est sorti de mon ventre (et pas de mon frifri, non, je n'ai pas eu ce plaisir, mais bien de mon ventre qu'on a ouvert exprès.) Et voilà le travail.
Ca c'est fait.
La prochaine fois, il va peut être réclamer un petit frère !!
27 septembre 2008
On va voir les vaches !
Je ne sais pas si je vous en ai parlé, mais mon fils caresse l'idée de vivre dans une ferme, plus tard. Il entretient une vrai fascination pour les bestioles que l'on trouve habituellement dans ces endroits qui puent la campagne bio. Donc, comme je le lui avais promis, parce que je suis une mère aimante, j'ai décidé d'une virée à la ferme cet après midi. C'était une chouette idée, parce qu'il fait un temps superbe aujourd'hui. On a vu des chevaux, une vache, des cochons, des volailles, des moutons, des lapins... Enfin tout ça, tout ça quoi.
Mon fils ne voulait plus rentrer, il voulait rester vivre là bas. Mais comme je n'ai pas réussi à convaincre la dame à qui appartient la ferme de le garder, il a fallu que je lui fasse abandonner cette idée au moins pour quelques temps.
Mais non je plaisante, j'ai pas proposé à la fermière de lui refiler mon moutard, j'ai juste expliqué à mon fils que s'il me quittait, j'en mourrais, et que c'est pas deux cochons et une vache qui lui enlèveraient ça de la conscience.
15 septembre 2008
C'est pas comme si on savait pas...
... que faire des enfants, ça change une vie. Enfin, on le sait, genre on en a une vision super édulcorée à base de bébé trop cool qui pleure jamais, fait jamais caca outre mesure, tombe jamais malade, se laisse pousser les dents comme qui rigole, marche à six mois et parle à 9 sans fautes d'orthographe, of course...
Sauf que c'est pas vrai, en fait, non, non. C'est pas vrai tout le temps. Pour l'histoire d'être jamais malade, là, par exemple. Dans mon cas, c'est presque vrai, j'ai la chance incommensurable que la chair de ma chair, bien que n'ayant été nourri de mon lait que quelques mois (deux pauvres mois...), soit super rarement malade. Et c'est tant mieux, je vous le dit. Parce que je ne pourrais le supporter s'il était toujours malade comme bon nombre de pauvres petits lardons. Je ne le supporterais pas, j'entends que je deviendrais folle d'inquiétude, du genre à planter une tente devant les urgences de l'hosto, juste au cas où bébé d'amour aurait le hoquet, voyez ?
Je crois que la première vraie maladie qui fout la trouille, c'était une bête gastro. Oué, sauf que quand votre bébé il n'a même pas encore un an et qu'il vomit en jet, fait caca en spray en alternance, voire en même temps et très souvent, même la nuit, et qu'il frôle dangereusement les 41° de fièvre, il y a de quoi devenir folle !! Je déteste cette saloperie de gastro. Je sais qu'il y a de pauvres petiots que l'on hospitalise pour une gastro. Ça n'a jamais été le cas du mien, heureusement, putain, j'aurais du être mise sous perfusion de tranquillisants d'office si ça avait été le cas !
Puis il a eu la varicelle aussi. La varicelle sympa, juste avec des fièvres de malade et des tas de pustules partout... Moi je me disais que c'était sûr, mon bébé il allait délirer tellement il avait la fièvre, qu'il allait faire des complications, et qu'en plus ses boutons allaient le défigurer. Mais... Non. Pti Chouchou vainqueur par KO sur le VZV (Varicelle/Zona Virus).
Si je vous raconte tout ça là, c'est que à peine la rentrée passé que déjà mon fils a chopé la crève. A base de nez qui coule et de tempiote qui grimpe... C'est pas souvent, mais c'est déjà trop !
16 juillet 2008
Un peu fière...
Avant hier, je donnais le bain à mon pti marsouin. Puis je me suis dit que quand même, il fallait faire quelque chose pour ses cheveux. Ça commençait à être drôlement long, à lui tomber partout et ça tient chaud, une telle tignasse. Je commençais à faire le point des éventualités : aller chez le coiffeur : La première fois (et la seule) où nous sommes allés lui faire couper les cheveux chez le coiffeur a été une expérience mêlant stress, sentiment d'être une mauvaise mère et un poil de honte aussi tant Pti Chouchou a crié, hurlé, pleuré. Donc, on oublie, plutôt avoir un fils aux cheveux longs que revivre ça. Deuxième possibilité, demander à sa grand mère, qui coupe les cheveux de son père depuis toujours, de lui refaire une coupe. Je dis "refaire" parce qu'elle a déjà tenté l'expérience. Et comment dire, autant sur son fils, c'est tout à fait louable, autant elle a massacré la coupe de mon fils à moi ! Elle lui a fait des escaliers partout, c'était la croix et la bannière pour camoufler les ratages. Alors non. Puis, mon homme me propose d'essayer lui. Moui, j'accepte, faut voir. Mais le voir si gauche avec le peigne dans une main et le ciseau dans l'autre, j'ai pas pu, je l'ai faite moi même cette coupe de cheveux !! Sais on jamais, des fois qu'il lui coupe une oreille à mon fils !!
Alors, un peu nerveuse, j'ai coupé ici, coupé là, doucement autour des oreilles (mon fils, il déteste ça quand on coupe autour des oreilles, ça rend l'exercice encore plus périlleux) et finalement, c'est plutôt pas mal. J'ai pas fait d'escaliers, moi, mon fils n'a pas fini en transe et il est trop mignon avec sa coupe courte.
(J'ai pas de photos encore.)
Voilà, si ça se trouve, je vais finir comme ma belle mère, coiffeuse officielle de son fils jusqu'à la fin de ses jours...
19 juin 2008
Pti Chouhou et les choses de la vie...
Plus petit, l'approche de la sexualité pour mon fils ça se résumait à peu près à tirer sur on trilili dans le bain en criant à tue tête : "C'est zizi, ça, ça c'est mon zizi !!".
Puis, en grandissant, il découvre petit à petit les choses de la vie.
Par exemple, un jour, je faisais pipi. Il était avec moi (oui, dans les toilettes avec moi. A deux ans, un enfant, il va partout avec vous. Partout. Sinon, il pleure).
Donc, dans les toilettes, moi assise sur le trône, le voilà qui se baisse, se met accroupi, fronce les sourcils adoptant un air très concerné et me sort : "Maman, il est où ton zizi ?"
Autant vous dire que le concept "différence filles/garçons" ça a commencé à le turlupiner à ce moment précis, je crois.
Je lui explique donc, en bonne mère qui a lu un peu les conneries les choses qu'ont écrites les éminents pédiatres, que les garçons ont un zizi et que les filles n'en ont pas, mais que par contre, les filles ont des nénés. (Qu'est ce que c'est concon les petits noms qu'on donne à ces trucs là, quand même...)
Donc, fort de cette découverte, mon fils sort un jour triomphant, mais dubitatif de la salle de bain où il venait de gauler son père à poil. "Maman, papa il a un zizi, il est gros et il a des cheveux..."
Oui, alors, non, j'ai pas détaillé le concept de puberté, hein, quand même, il a deux ans, mon môme. Mais je l'ai rassuré sur le fait que c'était normal parce que papa, il est vieux (gniark) et que les vieux ont des poils.
Puis, parfois, vraiment, les gosses, ils vous foutent un peu la honte, comme ça, innocemment. Comme la fois où il tripotait les lolos d'une des nanas qui s'occupent de lui à la crèche. La fille, qui je sais de quoi je parle, en a bouffé aussi du pédiatre éminent tout ça, lui dit, douce et pédagogue, qu'il ne faut pas toucher ses nénés, ça ne se fait pas. Et là, mon fils, ce goujat en herbe il lui répond : "C'est pas des nénés ça. Les nénés c'est gros, comme ceux de maman." Rouge cramoisie que j'étais quand elle m'a raconté ça le soir.
Puis il s'identifie pas mal à son père. Il adore par exemple l'observer se raser et l'imiter. Il sait donc que pas rasé, son père pique quand il l'embrasse et ne se gène pas pour le lui dire.
Sauf qu'un jour, alors que j'étais assise sur le canapé, monsieur mon fils s'approche de moi et passe amoureusement sa langue sur mon mollet (oui. Nous n'avons pas de chien, je ne sais pas pourquoi il a fait ça, peut être un rapport avec mon gel douche au chocolat ? Sais pas.) Et là, il fait une moue de dégout et dit : "Maman, ta jambe elle pique comme papa !"
Et ouais...
09 juin 2008
Ca pique !
Chez le médecin, dans la salle d'attente, une maman et ses trois enfants qui ont rendez-vous. La maman et moi on papote. Leur rendez-vous, c'est pour un vaccin, tout le monde y passe, du plus grand au plus petit.
Les gosses, en train de foutre le boxon jouer dans la salle d'attente, nous interrompent :
- "Maman ? "Vassin", ça veut dire on va avoir une piqûre ?"
La maman, à ce moment là, je la vois devenir un peu liquide...
- "Et bien, je ne suis pas médecin, chéri, mais je vais voir avec le médecin, qui connait son travail et qui saura me dire s'il est question de piqûres aujourd'hui".
J'ai senti qu'elle était une de ces mères (comme moi), qui n'aiment pas mentir à leurs enfants, mais qu'en même temps, parfois, dire la vérité toute nue, c'est juste pas possible.
A peine avait elle finit de balbutier ça que le pédiatre sort du cabinet en lançant un tonitruant :
- "Alors, lequel on pique en premier ?"
Là, je vois les 3 gosses pâlir.
Le plus grand se tourne vers sa mère, le sanglot dans la voix :
- "Maman, il ne veut pas nous piquer comme le chien de Mamie, le Docteur ?"
(J'étouffe un fou rire.)
- "Non, chéri, tu sais, c'est pas ce genre de piqûre ! c'est une piqûre pour pas que vous tombiez malades !"
L'aîné, qui devait avoir environ 7 ans se voit invité manu militari à entrer dans le cabinet.
Apparemment, ce pauvre premier né prenait son rôle de grand frère très au sérieux. Il glisse à sa mère :
- "Maman, tu sais, j'ai pas trop envie d'y aller, j'ai un peu peur de la piqûre."
- "Allons, mon chéri, tu es grand, tu montres l'exemple à ton frère et ta sœur... Et, si tu pleures, je te tue !"
Le gosse entre dans le cabinet, le médecin tire la porte. On entend le gamin chantonner, la voix chevrotante, pour se donner du courage, ou une contenance :
- "Qui vit dans un ananas dans la mer, Bob l'éponge carrée ! Qui compte bien y faire carrière, Bob l'éponge carréÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊ !!!!!!"
Et deux minutes plus tard, le gosse ressort fier comme un bar tabac.
- "Même pas mal." Qu'il lance, en essuyant discrétos une petite larme.
La seconde de la fratrie, une gamine d'environ 5 ans, est invitée à son tour à entrer dans le cabinet.
La conscience fraternelle ne semble pas avoir effleuré cette dernière que l'on a entendu hurler littéralement :
- "Ils me piquent ! Ils me piquent ! Ça fait extraordinairement mal !!! Laissez-moi, laissez-moi ! NOOOON !"
Là, le petit dernier, qui ne dois pas avoir plus de 3 ans a les yeux qui lui sorte des orbites. Il se met à pleurer très fort, s'agrippe à sa mère alors que le médecin vient le chercher.
- "Maman, non, aide-moi, aide-moi, maman !!"
Il ne sont pas trop de 3 (la mère, le médecin et son assistante) pour faire entrer le petit qui se débat comme un diable dans le cabinet.
Et à ce moment là, une dame qui a suivit la scène lance un regard noir à la mère des 3 gamins en faisant un "pfffffffffff" réprobateur.
La mère s'arrête tout net et répond :
- "Quoi, vous préfériez qu'il chope la polio ? Je ne pense pas, Madame !"






