19 octobre 2009
Quand ça veut pas...
Quelle merveilleuse journée toute daubée du cul au boulot !!
7h30, j'arrive, je fais l'ouverture, c'est le bordel, les biberons on passé le week end sur le plan de travail, il n'y a plus qu'à les relaver. Les tapis sont couverts de grosses traces de vomito dégueuli séché. Ils ont branlé quoi vendredi soir ? Ils ont joué au Yazee ?
8h30, mon boss m'annonce que ma collègue ne vient pas bosser. Je suis toute seule avec 11 bébés jusqu'à 10h. Bha allons-y.
Les deux collègues de 10h se pointent, je descend chercher des trucs et des machins qu'ils n'ont pas eu la présence d'esprit de prendre au passage.
L'heure de la bouffe pour les minots sonne, sur 11 gosses, j'en nourris 8.
13h, je prends ma pause déjeuné. Je commence à avoir un peu des envies de meurtre, mais aller, zen, soyons zen.
14h je remonte, mes collègues vont bouffer. Un des mômes pleure. Et il pleure, et il chiale et il hurle. Je cherche ce qui bug dans son système, pourquoi il n'est pas en pleine satisfaction ? Couche propre, check. Sommeil, check. Rototo coincé, check. Et j'ai un éclaire de génie. Je regarde dans son cahier de suivit. Et là, je vois incrit l'heure de son dernier repas : 10h30. Et il est 15h, BORDEL ! J'appelle mes collègues en pause en leur disant que ce doit être une omission de leur part, que le gosse il a bien eu à bouffer quand même entre 10h30 et maintenant, vu qu'il est quand même censé manger toutes les 3h... Bha non. En fait non. Et bien sûr, on a aussi oublier de me dire qu'il n'avait pas mangé pendant que j'étais pas là, rapport qu'il dormait et qu'il fallait que je lui donne son bib de suite. Vive la communication, moi je dis !
Puis, 5 minutes avant de partir (17h 40), je prend dans les bras une toute petite crevette de 3 mois et je me rend compte que sa couche pèse plus de la moitié de son poids, la pauvre. Faut que je vous explique qu'on est responsable chacun d'un groupe de 6 enfants. 6 Enfants dont on doit s'occuper, leur donner à manger, changer leur couches, les coucher... Tout le tralala. Donc, à priori, à moins que les collègues ne soient occupés ou qu'ils n'en fasse la demande, on fait confiance aux autres pour s'occuper des gosses de leur groupe (on est pas derrière leurs culs à vérifier s'ils font leur taf, quoi, normalement, on sait ce qu'on doit faire.)
Bref donc, cette petite crevette, elle n'est pas à moi, mais son "référent" est occupé à préparer le repas d'un gamin de mon groupe auquel il s'est proposé de donner à manger parce que j'étais occupée avec un autre. Je finis, je prends la crevette avec sa couche over blindée, et là, je commence à me demandé si mon collègue il a juste changer la gamine une fois dans la journée, parce qu'il n'y a pas de couche dans son casier, ni même de serviette, comme si la gosse elle était pas là. Alors que si, et même qu'elle macère dans son pipi depuis le matin... Et elle a faim, du coup, je reste pour lui filer son bib, puisque son référent est censé donner son gouter à un môme de mon groupe. Et là, le collègue avec sa gueule d'apôtre, il me fait "t'as donné son gouter à Bidule ?"
J'ai tomber ma bouche par terre.
"Bha heu, non, andouille vu que je m'occupais d'un autre gosse et que tu m'a dit que tu t'en occupais toi..."
"Ha oué, c'est vrai, j'ai oublié" qu'il me sort l'autre tâche.
Donc, en fait le gamin, il était là à poireauté depuis une demi plombe que l'autre percute qu'il avait évoqué l'idée de lui filer à bouffer...
Putain ! Si demain il déconne encore, je le massacre en réunion !
11 juillet 2009
(Mes)aventures chez les UCBO.
Dans 3 semaines, je serai en vacances. Youpi Tralala ! Il faut dire que depuis que je bosse, j'ai un karma qui sent la crotte.
Je me vrille la cheville.
Je chope des saloperies de miasmes.
Mon fils se pète l'épaule.
Ma grand mère meurt.
Sans compter qu'au boulot, la plus part de mes collègues prennent la fuite.
En même temps je les comprends...
C'est qu'on est ultra hyper polyvalentes vu que l'organisation du bordel est à chier. Du coup, on peut se retrouver à devoir aller à pinces acheter de la flotte par pacs de 6 litres pour que les mômes puissent boire parce que personne (entendez, la direction) n'a pensé à en commander assez. Et bien sûr, il faut qu'on avance la tune. On peut aussi jouer au lingères et aller pendant nos pauses déjeuner de une heure laver et sécher du linge vu qu'on a 2 pauvre laves linge et 2 pauvres sèches linge même pas professionnels pour les gants de toilettes, serviettes et autres bavoirs d'une centaine de gosses (mais dans leur grande mansuétude, au siège, ils ont eu pitié et ils ont investi dans l'achat de deux étendoirs à linges en plastoc. On est sauvés...) On doit aussi se farcir du boulot de secrétariat et taper des projets pédagogiques à la maison, (franchement, je pensais pas qu'en tant auxiliaire de puériculture je ramènerai du taf chez moi), étant donné que l'on a qu'une éducatrice qui ne peut même pas faire son vrai taf puisqu'elle est obligée de faire comme si elle était une auxiliaire et que de toute façon elle se barre d'ici une semaine (et elle a bien raison, même si ça fait chier qu'ils n'aient pas su retenir une chouette fille comme elle.)
Puis l'autre jour, sur les coup de 15 heures pétantes, alors qu'étant du soir (20h) je prenais ma pause déjeuner, j'ai à peine eu le temps de descendre 3 marches que l'alarme incendie a retenti. Demi-tour, et la dirlo qui se pointe et nous dit qu'il faut évacuer les enfants (qui, soit dit en passant, étaient tous au pieu ou presque.) Et vas-y qu'on extirpe ces pauvres gosses de leur sommeil réparateur pour eux et reposant pour nous et qu'on les porte deux par deux dans le jardin. 16 bébés à évacuer à 2. Ça c'est du sport.
C'était un exercice.
On a pigé dès que l'alarme s'est mise en marche parce que 5 minutes plus tôt, la directrice et la coordinatrice étaient passées "mine de rien" dans le coin. Alors, certes, il faut le faire pour être prêts au cas que. Mais bon, là, en l'occurrence, il n'y avait pas le feu et les gosses ils dormaient tous.
Même que je suis une héroïne, parce que bravant l'interdiction de revenir en arrière, j'ai quand même vérifié qu'on avait pas oublié un môme dans un lit. Bingo ! Y en a une qui me doit la reconnaissance éternelle pour ne pas avoir péri dans les flammes imaginaires de l'exercice d'évacuation incendie.
En tout cas, si jamais il y a le feu pendant les siestes des enfants,
on sait déjà que ça sera top moumoute fastoche, vu qu'on aura pas à
leur courir derrière pour arriver à tous les sortir de là en un temps
record...
Un temps record d'environ 3 minutes pour sortir tout ce monde.
On est méga fortes quand même.
Chez les UCBO, au moins vos gosses ils crèveront pas dans un incendie. C'est déjà un truc qui leur arrivera pas.
Pour le reste, rien n'est moins sûr...
Déjà, la campagne nationale pour éviter que les enfants deviennent de sales obèses qui creusent le trou de la sécu avec leurs gros culs, ils ont pas du en entendre parler, chez les fournisseurs de bouffe des UCBO. L'autre fois, ils nous ont quand même livré du poisson pané haché. Pour des bébés, alors on a dit que non, quand même, ça n'allait pas être possible... Ça en plus des 3 purées "variées" : Carotte/patate, autre légume/patate et patate tout court qu'ils s'entêtent à nous refiler et des petits suisses sucrés, pour sûr, les mômes ils vont pas faire pitié. Mais c'est nous qu'on doit les porter, putain !! On va pas les manger à la fin, c'est pas la peine de les gaver comme des oies. Ceci dit, la dirlo de la co-crèche, elle a décrété que les bébés ils se contentaient de 60 grammes de purée pour le déjeuner... C'est peut être ce qui explique cela, les fournisseurs de la bouffe, ils ont lu les commandes et ont eu pitié des petits et ont chargé à mort sur les calories...
Moi j'ai dit, elle est éduc, l'autre dirlo, là, chacun son boulot, et le sien, apparemment, c'est pas de connaitre les régimes alimentaires des gosses.
On a aussi affronté une petite épidemie de varicelle, la deuxème vague de l'année apparemment, parce que la politique de la maison c'est que l'on accepte les gamins quelque soit leur état. Donc, à mon avis, même avec la grippe cochonne, les gosses ils seront là tous les jours.
Cette politique là, c'est parce que les clients qui achètent les places en crèche pour les moutards de leurs employés ils sont pas jouasses quand les chiards sont malades et que les employés restent au chevet de leurs têtes blondes et fébriles plutôt que de pointer au turbin. Alors pour pas qu'ils se fâchent tout rouge, au siège, ils disent qu'on accepte les gosses même à demi-morts. Mais le pédiatre de la crèche, ça n'a pas l'air de lui plaire... Alors, peut être que lui aussi, il va se barrer.
Après l'éducatrice, la directrice, pourquoi pas le médecin...
Et moi, ça sera quand ?
Dès que j'en ai l'occasion, putain, ça c'est sûr.
Je veux y croire encore (comme Lara) à une boîte de la petite enfance qui ait une vraie éthique.
Bon, là, je suis quand même en long week end rapport aux révolutionnaires d'il y a 220 ans.
Ha ça ira, ça ira, ça ira !! Les couches de cacas à la lanterne, Ha ça ira, ça ira, ça ira, les petits morveux, on les aura !
23 avril 2009
De retour chez les UCBO.
J'ai repris le boulot lundi.
Petit effectif chez les UCBO, heureusement. Par contre le turn over continue. Une de mes collègue a changé de section, une autre est venue la remplacer et celle-ci s'en va, et... Notre petite directrice aussi a posé sa démission. C'est chiant dans le sens que la nana elle était encore pleine de bonne volonté du fait de sa toute jeune expérience en tant que directrice et qu'elle avait des convictions (ce qui fait qu'elle ne peut pas rester et appliquer la merde qu'on lui demande de faire appliquer), du coup, je sens qu'on va soit ne pas avoir de directrice, ce qui apparemment n'est pas quelque chose qui est dérangeant parce que c'est déjà arrivé, soit on va se voir coller dans les pattes une vieille de la vieille bien rodée et bien formatée à engranger le profit en se foutant bien pas mal des lois, des enfants et du personnel.
Ça pue.
J'ai signé mon CDI, en attendant, puis ma période d'essais est reconduite d'autant qu'a duré mon arrêt de travail. Je vais faire en sorte de rester là le temps qu'il faut et quand j'aurai finalisé mon projet, je leur collerai ma démission dans la vue. J'ai bien compris que dans ma branche, si on se sort un peu les doigts du cul pour trouver du taf, on en trouve, c'est un grand avantage dont je vais user et abuser avant de trouver ce qui me collera le mieux.
Sinon, les administrations me font chier. La Sécurité Sociale. Oui, bien sûr on a la chance que ça existe chez nous, c'est pas le cas ailleurs. Mais c'est à croire que ça les fait rigoler de creuser eux-mêmes leur déficit. Voilà que je reçois une lettre concernant la reconduction de mon arrêt de travail suite à mon accident du travail (donc ils étaient déjà au courant du pourquoi j'étais arrêtée) pour me dire de retourner voir le médecin parce qu'il n'a pas indiqué sur quelle partie de mon corps se trouve être la blessure en question. Au cas que mon entorse elle aurait sauté de ma cheville gauche à ma cheville droite pendant le week end, on sait pas, si elle était comme qui dirait "ambulante", mon entorse... Je veux bien qu'ils ne soient pas ravis à l'idée de me verser 3 semaines de mon salaire et qu'ils soient tatillons, mais là, c'est de la connerie en paquet de 12.
Mon mec ça l'a mis en joie et il a beuglé son mécontentement contre ces salauds de fonctionnaires dans mes oreilles pendant un bon quart d'heure, je crois, parce qu'à un moment j'ai arrêté de l'écouter. C'est pas ma faute, hein. C'est pas sur moi qu'il faut gueuler. En plus moi j'ai mal, alors je sais où je suis blessée, moi.
Aujourd'hui, c'est mon jour de congé hebdomadaire, et j'ai commencé ma rééducation chez la kiné. Elle bosse avec un confrère dans un cabinet chelou. On dirait une secte leur truc. Niveau déco, il sont restés bloqués dans les années 70. Les couleurs sympas, orange et marron chiasse.
Pendant une demi heure elle m'a passé un petit marteau en fer sur le panard qui envoyait des petites décharges pile là où j'ai mal. Je sais pas comment il le savait, le bordel, où je douille et où je douille pas, mais il s'est pas gouré une seule fois, l'enfoiré. Et puis c'était tout. Je dois y retourné lundi. Pour bien faire, je devrais y aller 3 fois par semaine pendant 3 semaines, mais au niveau du taf, ça va être chaud tendu.
Voilà. Ma vie est tout à fait passionnante.
26 mars 2009
Première semaine chez les Usines à Caca et Boîtes à Ouin. Bilan.
Une semaine de 36 heures, en quatre jours. Je suis en week-end pour 3 jours. J'ai survécu en milieu hostile, cernée par les couches qui puent, les nez morveux, et les rototo-dégueulis.
La vérité, c'est comme partout. Sachez, parents, si les personnes qui s'occupent de vos gosses en crèche ne sont pas toutes des perles, les dirigeants, dans le secteur public ou le secteur privé, eux, tout ce qui les intéressent, c'est la thune. En économiser le plus possible ou en gagner le plus possible. En vrai, le bien-être des enfants, ça leur en chatouille une sans effleurer l'autre. Mais ils peuvent pas bien le crier sur les toits, alors ils font semblant. Mais ils font pas bien semblant. En tout cas, avec les employés, ils essaient même plus de faire semblant tout de suite après l'embauche.
Donc, chez les UCBO, c'est comme partout, y a du pire et du un peu meilleur.
Pour le moment, le "un peu meilleur", c'est l'équipe de folles-dinguottes dans laquelle j'ai atterri. Elles allient avec brio le professionnalisme le plus élémentaire et la déconnade débridée comme il faut. On bosse bien et on se marre. On est mal payées, mais on se marre.
Les morpions sont plutôt cool, y en a déjà un paquet qui m'ont à la bonne. Alors il ne me font pas vivre l'enfer infernal des cris stridents quand je les prends en charge, et rien que pour ça, je les bichonne, parce que les tympans de mes oreilles, j'y tiens, c'est un cadeau de mon père et de ma mère.
Y a juste le deuxième jour, j'ai cru que j'allais périr. On a commis l'erreur fatale d'oublier de préparer les bibs des gosses à l'avance. Et comme quand la journée est daubée du cul dès le matin, ça s'arrange rarement au cour des heures, on a enchaîné les réunions qui servent à rien pas grand chose pour mettre au point des trucs qui seront jamais validés, du coup... Vous voyez, parents, quand votre gosse mugit comme une bête pour
recevoir sa pitance et faire bombance sur le champs et que c'est pas
prêt PUTAIN !! Bha c'était comme ça, mais fois dix.
On a biberonné à la chaîne, ça hurlait, ça s'époumonait de partout, ça s'agrippait à nos basques pour quémander une cuillère de purée... C'était le chaos. Ça devait être mon bizutage, j'imagine...
Maintenant, j'ai plus rien à craindre, même un incendie, c'est de la gnognote à côté.
Mais j'envisage sérieusement de me faire greffer une, voir deux autres paires de bras supplémentaires, au cas où...
Rien à voir, mais ça m'a scotchée. Les gamins, c'est des Warriors, de nos jours. Spéciale dédicasse à la brigade d'intervention CE1-CE2 du 78 qui ont laminé sa gueule à une saloperie de pédophile qui tentait d'enlever une petite élève de leur école. C'est bon ça, les gamins.
16 mars 2009
Mary Poppins est dans la place !
Ça faisait un an et des poussières que je ne bossais plus.
Je suis dans la petite enfance. Dans les lieux d'accueils, là où vous déposez vos petites têtes blondes quand vous devez aller trimer comme des chiens.
Mon boulot, c'est mon kiffe. C'est comme ça, je trouve ça plus reposant de travailler avec des tous petits enfants plutôt qu'avec des grands (cons). Dans mon boulot, je peux danser, chanter, faire la tarée finie, rigoler et je suis payée pour ça.
J'en entends qui disent "et torcher des culs". Oui, aussi, mais chacun voit ça comme il le sent, et pour moi cet aspect là n'est pas le plus important dans mon boulot.
Bref, un petit flash back il y a un an et demi en arrière...
Un séjour en enfer options damnations et tortures aurait été plus agréable que mon dernier poste dans une structure publique de mon bled (heureusement que j'y ai rencontré Miss Wise, Miss Caille et Miss Pretty, qui pour ces deux dernières y sont encore, courage, mes chéries !)
Je plante un peu le décors : Je suis arrivée là, dans une équipe formée de deux gonzesses. Mme Aigrie et Mme Grosse-Débile .
Très vite j'ai sentie que ça puait. Et c'était pas les couches. Les deux espèces de tanches avec lesquelles je devais bosser étaient en infraction avec à peu près toutes les règles de prise en charge de l'enfant. L'une n'hésitant pas à avoir la main leste et l'autre incapable de garder pour elle ses réflexions de mal baisée. La vérité, j'avais envie de les tuer. Mais bon, comme ça se fait pas tout ça rapport que c'est interdit, j'en ai plutôt parlé à ma responsable qui n'a rien fait à part me dire qu'elle était plus ou moins au courant et que elle ne savait pas trop quoi faire... Je lui ai suggéré qu'en parler avec les deux tromblons pourrait être un bon début, histoire qu'elle leur rappelle qu'elles n'ont pas tout à fait le droit de faire ce qu'elles veulent, mais ça n'a pas semblé faire tomber la pièce...
Donc, après la fin de mon contrat, j'ai décidé en accord avec moi même et mon chiatre que ça allait bien les conneries et que s'agissait de me remettre d'aplomb et de chercher un vrai travail qui ne me ferait pas pleurer toutes les larmes des yeux de mon visage à l'idée d'y aller. Ca a été laborieux, d'autant que j'ai mis du temps à avoir envie de retravailler tout court.
Mais finalement, ça y est, j'ai cherché (un peu) et j'ai trouvé.
Donc voilà, je suis de nouveau une travailleuse !!
A moi les transports en commun aux heures de pointe, à moi les congès payés, à moi les impôts !!
Non en vrai, je suis très contente de moi !!


